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"Arnaud Clément heureux de retrouver l'Open d'Australie"
MELBOURNE (AP) - "L'Open d'Australie n'est évident pour personne, voilà pourquoi il s'agit du Grand Chelem comprenant le plus grand nombre de surprises." Dixit Arnaud Clément, blessé et absent du rendez-vous de Melbourne l'an dernier, qui se réjouit de retrouver dès la semaine prochaine cette épreuve si particulière.
Pour Clément, âgé de 26 ans, l'Open n'est vraiment pas un tournoi comme les autres. Et s'il s'y sent si bien, c'est probablement parce que se mélangent dans sa tête le plaisir du lieu, un art de vivre tout en décontraction où le sport joue un rôle moteur, et aussi quelques souvenirs tennistiques. Clément, en effet, avait disputé contre toute attente la finale du tournoi sur le central de Melbourne Park en 2001.
Aucun Français dans l'ère Open (depuis 1968) n'a pu faire aussi bien. Après sa défaite en finale face à Andre Agassi, le Français avait lâché: "Ce sera peut-être la seule finale de Grand Chelem que je jouerai de ma vie!"
Trois ans plus tard qu'en pense-t-il? "Ça c'est produit une fois et je crois être meilleur actuellement qu'en 2001. Donc pourquoi pas? Mais il existe certains champions -des mecs comme (Roger) Federer, comme (Andre) Agassi, un (Juan Carlos) Ferrero sur la terre battue- qui sont dans une autre catégorie. Le jour où ils sont au 'top', ils sont supérieurs à tout le monde. Et s'ils se rencontrent entre eux, ça donne des rencontres de légendes comme celles entre Agassi et Pete Sampras."
"S'il l'on croise un type pareil -et c'est en Grand Chelem qu'il risque d'être le plus dangereux- alors il ne te reste qu'à reconnaître: 'Bravo, tu m'as battu et il n'y a rien à dire'."
Clément avoue avoir eu de la chance en 2001, aussi bien dans le tirage que lors de son quart de finale contre Yevgeni Kafelnikov et de sa demi-finale contre Sébastien Grosjean, des duels à rebondissements où Clément s'était montré très opportuniste: "Et physiquement, j'étais alors assez monstrueux!"
En 2003, blessé, l'Aixois a d'abord perdu les deux premiers mois de sa saison puis vu son bel élan de fin d'année (victoire à Metz et finale à Lyon) coupé, une nouvelle blessure l'empêchant de s'aligner à Bercy: "Mais 3 finales dont une gagnée et terminer 31e mondial malgré 2-3 mois de gâchés, je me dis que ce n'était pas une mauvaise année."
Ce progrès lui a-t-il donné des idées pour 2004? "J'ai envie de me balader dans les 20 premiers (mondiaux) et voir si je ne peux pas aller plus haut. Et je voudrais gagner deux tournois."
Aucune finale de Coupe Davis n'étant venu couper leur repos et leur préparation hivernale, certains Français semblent requinqués. C'est le cas de Nicolas Escudé, revenu après six mois d'absence et une opération à la hanche pour remporter le tournoi du Qatar. Et aussi de Michael Llodra, qui s'est débarrassé de son étiquette de spécialiste du double pour atteindre la finale du simple à Adelaïde.
"Ce qu'a fait 'Scud' est assez étonnant, mais il y a des joueurs qui sentent la balle plus naturellement que d'autres", a souligné Clément. "Seb aussi est capable de pareils coups. Et Jérôme Golmard aussi l'a fait. Et vous savez, les Français sont nombreux. Il y a pratiquement toujours un d'entre nous qui joue bien !" .
GO ARNAUD, HAVE FUN IN MELBOURNE !

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