Anybody speak French? - Page 3 - MensTennisForums.com

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Old 08-31-2004, 09:52 PM   #31
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Talking Re: Anybody speak French?

Quote:
Originally Posted by LubiG
Je parle un peu de français... j'en aprende à l'ecole

I don't know if that's correct, but oh well

I speak spanish, english and a lil bit of french. I'd also like to learn Latin and portuguese
can I do a translation in french ?

"je parle un peu de français... je l'apprend à l'école" -> you can write it, but you can say the same things with other words (OMG my english is so bad tonight )
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Old 09-03-2004, 01:07 AM   #32
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Default Re: Anybody speak French?

ooh hehe thank u for the correction mordi
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Old 09-03-2004, 08:09 AM   #33
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Default Re: Anybody speak French?

no problem
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Old 10-20-2006, 05:32 PM   #34
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Default Re: Anybody speak French?

That's the interview I was talking about in the other thread.
The interview was much longer than the part posted here, here's the rest:
Quote:
T.M. : Mais pourtant, vous vous blessez souvent...
G.C. : Je n'ai pas la chance d'avoir une constitution aussi privilégiée que celle de Federer et Roddick. Eux disposent d'un physique pour ainsi dire parfait. Moi, c'est différent. Je suis plus petit et plus léger et je dois faire attention en permanence à ne pas trop tirer sur la machine. Ces derniers mois, c'est vrai, les problèmes se sont accumulés. A Miami, j'ai abandonné en finale en raison d'un mal au dos dû à des calculs rénaux. Après, je suis allé à Monte-Carlo où j'ai gagné le tournoi alors que j'étais arrivé là-bas pratiquement sans préparation. Cette victoire a fatigué mes abdominaux et j'ai dû renoncer à Rome. En arrivant à Roland Garros, j'avais donc manqué de continuité au niveau de mon travail foncier et cela a eu un prix à la toute fin du tournoi. Je veux aussi préciser que j'ai peut-être également payé le fait de ne pas pouvoir absorber les boissons et suppléments énergétiques que l'on avait l'habitude de prendre à cause de tous les problèmes liés au dopage. On a vu ce qui s'est passé l'an dernier sur le circuit ATP, alors je continue de ne rien prendre et je me demande si l'absence de minéraux qui nous est ainsi imposée n'est pas à l'origine de mes problèmes rénaux.
T.M. : Vous ne prenez toujours rien ?
G.C : Non, tant que les études qui sont en cours ne sont pas terminées, je préfère ne rien prendre. Mais même sans rien prendre, j'ai toujours peur.
T. M. : Il y a donc eu celle finale de Roland Garros où vous meniez largement avant que les crampes ne vous saisissent et ne brisent votre rêve. Que s'est-il passé ?
G.C. : Ce ne sont pas mes jambes qui ont flanché, c'est ma tête qui m'a trahi. Ce qui s'est passé ? J'étais obsédé par mes problèmes de condition physique tout au long du tournoi. Je savais que je n'avais pas pu préparer Roland Garros comme je l'aurais voulu en raison de tous les problèmes que j'ai évoqués. Contre Gaudio, j'étais le grand favori. Je n'avais pour ainsi dire pas le droit de perdre. Et plus le match avançait, plus l'idée des crampes me montait à la tête alors que je me sentais bien physiquement. Je m'étais entièrement conditionné autour de cette idée qu'il fallait que je tienne physiquement. Pour me préserver au maximum, j'avais d'ailleurs loué un appartement pour être loin de l'agitation du tournoi où je passais un minimum de temps. Je connaissais l'état de mes réserves et elles étaient limitées. A force d'être obsédé par l'idée de ma fragilité, j'ai fini par me laisser contaminer par elle au milieu du troisième set. A 4-3 au troisième set, je me souviens d'un point très long qui a été capital pour la suite des événements. Il l'a gagné et toute la physionomie du match s'en est trouvée bouleversée. Il se croyait perdu, mais il a alors aperçu le bout du tunnel où je me suis engouffré à mon tour. Il s'est mis à très bien jouer et j'ai sombré. Ma tête s'est mise à m'envoyer des ondes négatives et j'ai commencé à penser que perdre la finale de Roland Garros à cause des crampes, c'était vraiment une honte.
T.M. : Deux mois ont maintenant passé. Quelle leçon retenez-vous de cette triste mésaventure ?
G.C. : Il faut croire que mon tour n'était pas arrivé. Comme on dit en Argentine «paso a paso», pas après pas. Une leçon ? Que cela ne m'arrive plus jamais ! Evidemment que tout ça m'a fait mal, très mal. Perdre une finale du Grand Chelem en étant trahi par son physique et après avoir eu deux balles de match, comment l'effacer de sa mémoire ? Mais cet échec ne m'a pas anéanti comme on aurait pu le penser. La preuve : deux semaines plus tard, je disputais une nouvelle finale, en Hollande, sur gazon. Ce fut un signe particulièrement encourageant. J'étais déjà passé à autre chose.
T.M. : A travers ce que vous racontez, on perçoit une personne anxieuse. Etes-vous d'un naturel inquiet ?
G.C. : Oui, je suis très anxieux quand je suis sur le terrain et il m'arrive de dépasser les bornes comme lors de ma demi-finale contre Verkerk à Roland Garros l'an dernier. J'ai toujours été nerveux. Disons que j'ai besoin d'être «chaud» pour bien jouer au tennis. Je sens que si je ne suis pas dans un état de colère, mon niveau de jeu baisse énormément. Et rien ne me met plus hors de moi qu'une injustice sur le court. C'est pourquoi je discute souvent avec les arbitres. J'aimerais être plus relax. C'est un aspect que je dois travailler, avec un psychologue s'il le faut.
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Old 10-20-2006, 05:32 PM   #35
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Default Re: Anybody speak French?

3rd part
Quote:
T.M. : Comment voyez-vous Roland Garros 2005 ?
G.C. : Je ne veux pas me mettre déjà la pression. Alors je n'y pense pas. Mais j'irai là-bas pour gagner et de toutes façons, je sais qu'il me reste encore beaucoup d'années pour atteindre cet objectif. Mais avant Roland Garros, il y aura tellement d'autres rendez-vous et notamment les Jeux Olympiques d'Athènes où je rêve de décrocher la médaille d'or. Je vais aller en Grèce avec la même ambition que pour un tournoi du Grand Chelem. M'imposer là-bas serait aussi fort que de remporter Roland Garros,
T.M. : Lors de la conférence de presse qui a suivi la finale de Roland Garros, vous avez pleuré devant la presse du monde entier alors que l'on vous interrogeait sur le dopage et sur votre suspension pour usage de nandrolone. Pourquoi tant d'émotions ?
G.C. : J'avais beaucoup de tristesse et de rage en moi. Et j'ai tout lâché, tout est parti comme ça, d'un seul coup. Je n'étais pas préparé à vivre une telle épreuve. Je sais que Chela est aussi passé par là pour la même raison. C'était terrible. Personne ne peut savoir ce que ça signifie d'être accusé de la sorte. Vous vous rendez compte que dans la presse de mon pays, on ne m'appelait plus par mon nom, mais par le surnom de «Nandrolino», c'était affreux.
T.M. : Mais avez purgé votre peine et il a été admis plus tard que vous étiez de bonne foi...
G.C. : Oui, mais mon nom est à jamais lié au mot dopage alors que je n'ai rien fait de mal. Quoi que je fasse, cette affaire sera toujours évoquée. C'est comme si on m'avait envoyé en prison pour un crime que je n'avais pas commis. Beaucoup de joueurs ont cru à mon innocence, mais ont pensé que j'avais conclu un arrangement avec l'ATP pour ne pas écoper de deux ans de suspension. Certains se sont vraiment mal comportés avec moi. L'an dernier, 40 joueurs ont été contrôlés positifs à la nandrolone à cause des suppléments alimentaires. Ils ont mieux compris par quoi j'étais passé.
T.M. : Avez-vous des amis sur le circuit ?
G.C. : Que des joueurs de double. Martin Garcia, Gaston Etlis et Martin Rodriguez. Mais je n'ai pas d'amis parmi les joueurs de simple. Trop de choses sont en jeu : les titres, la gloire et l'argent. Tout le monde veut gagner. Mais j'ai de bonnes relations avec tout le monde et, bien sûr, avec les joueurs argentins.
T.M. : Même avec Gaston Gaudio ?
G.C. : Je vois bien où vous voulez en venir (sourire). Ce qui s'est passé entre nous à Hambourg en 2003 m'a beaucoup touché. Mais je ne suis pas capable de haïr qui que ce soit. Parfois, je pense à ce que l'on aurait dit si j'avais gagné Roland Garros contre Gaudio malgré mes crampes. Comme à Hambourg, on aurait sans doute dit que j'avais triché. Mais je veux vous l'affirmer : j'avais des crampes jusqu'au bout de mes cheveux.
T.M. : Question générale : pourquoi aimez-vous le tennis ? Pourquoi ce sport se trouve-t-il désormais au centre de votre vie ?
G.C. : J'ai toujours joué au tennis. En dehors de ma femme, c'est ce que j'aime le plus au monde (sourire). Je me souviens qu'à chacun de mes anniversaires, j'attendais ma raquette neuve. Chaque fois, c'était toujours mieux. Je continuais à jouer au football, mais j'étais plus intéressé par un sport individuel où la victoire comme la défaite ne sont l'affaire que d'une seule personne : vous-même. Et puis j'ai toujours été perfectionniste. Au tennis, tout est histoire de millimètre ou de centième. Je suis très motivé par le défi que me propose ma discipline.
T. M : Quel a été votre premier club ?
G.C. : El Centurio de Venado Tuerto. C'est ma ville. Mais je suis né à Rufino où sont mes racines. Je suis un enfant du peuple. C'est comme cela que je me vois.
T. M. : Vous vous êtes marié en décembre dernier. Pourquoi une telle décision si jeune ?
G.C. : Parce que j'étais fou de ma femme, c'est aussi simple que cela. Avec Carla, on a vécu beaucoup de choses, et notamment certaines très difficiles comme l'affaire du dopage. Ça a renforcé nos liens. Et aujourd'hui, on essaye d'être le plus souvent ensemble, même si elle poursuit des études d'expert-comptable. Quand elle doit passer des examens, elle reste en Argentine. Parfois, je ne sais pas comment elle arrive à mener de front ces deux vies. Mais elle est très intelligente (sourire).
T. M. : Parlez-nous de son caractère ?
G.C. : Elle est tellement plus calme que moi. Et ce qui m'impressionne le plus, c'est qu'elle prédit toujours ce qui va arriver. Elle a une sorte de sixième sens. Je le répète, elle m'a soutenu, comme on dit chez nous, à mort, oui à mort, pendant l'affaire du dopage.
T.M. : Et où vivez-vous exactement ?
À l'hôtel (sourire). On n'a pas encore d'endroit vraiment établi. Moi, je voulais m'installer à Venado, mais Carla préférait Rosario. Pour l'instant, on cherche à se fixer.
T.M. : Envisagez-vous de devenir père à court terme ?
G.C. : Non, je vois ça dans environ huit ans, quand je serai autour de la trentaine (sourire).
T.M. : Revenons au tennis. Qui admirez-vous le plus parmi les joueurs en activité ?
G.C. : André Agassi et Guga Kuerten pour la joie qu'ils transmettent en permanence au public. Et ils ont su rester simples. Guga, il n'y a pas plus relax que lui. C'est fou de voir un champion comme Agassi s'entraîner comme il s'entraîne à l'âge de 34 ans. Il a gagné tout ce qu'il pouvait gagner dans ce sport et il a encore la fraîcheur d'esprit pour vouloir continuer à s'améliorer. Pour moi, c'est un phénomène.
T.M. : Et quelles sont vos références en dehors du tennis ?
G.C. : Michael Jordan parce que j'avais la chair de poule quand je le voyais jouer. Et Diego Maradona, bien sûr, pour tout ce qu'il a apporté à l'Argentine. Ces deux champions étaient vraiment des extraterrestres. Il m'arrive encore de regarder des vidéos de Maradona. Moi, je ne suis rien à côté de lui. Quand je dois signer 30 autographes, je trouve ça épuisant. Lui ne pouvait aller nulle part au sommet de sa gloire car il était harcelé de tous les côtés. Je peux comprendre ce qui lui est arrivé. En tout cas, ça m'a rendu très triste et j'espère qu'il s'en sortira.
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Old 10-20-2006, 05:33 PM   #36
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Last part, I told you it was long:
Quote:
T. M. : Tout le monde sait que vos parents vous ont prénommé Guillermo en hommage à Guillermo Vilas, une autre idole argentine. Quand l'avez-vous rencontré pour la première fois ?
G.C. : Lorsque je suis ailé dans son académie de Buenos Aires, vers l'âge de 10-11 ans. Je me rappelle m'être pris en photo avec lui. Devant lui, si grand, j'étais bouche bée. Chaque fois que je m'entraînais avec lui, j'apprenais quelque chose. Il corrigeait un détail et aussitôt, je pouvais mesurer les progrès accomplis. Et il me motivait en permanence.
T.M. : Aujourd'hui, avez-vous des relations suivies avec lui ?
G.C. : Non, je le vois de temps en temps dans des vestiaires ou des tribunes comme à Roland Garros, Monte-Carlo ou l'US Open. On se salue, mais ça ne va pas plus loin. Il faut avoir beaucoup de respect pour ces grands joueurs.
T.M. : Parmi ces anciens joueurs, de qui êtes-vous le plus proche ?
G.C. : José Luis Clerc parce qu'on se ressemble. Tous les deux, on est très gamins. On se fait des blagues. On s'appelle au téléphone puis on raccroche aussitôt. Des trucs comme ça (sourire).
T.M. : Une personne est également très proche de vous, c'est votre grand-mère, Haide ?
G.C. : Elle s'est beaucoup occupée de moi quand je suis né parce que ma mère était très jeune à l'époque. Elle vit toujours à Buenos Aires et elle continue de veiller sur moi et sur mes frères. Elle a toujours su se sacrifier. Le peso qui lui restait était toujours destiné à celui qui en avait le plus besoin autour d'elle. En tout cas, elle a beaucoup cuisiné pour moi (sourire).
T.M. : Quand vous êtes en Argentine, quelles sont vos activités préférées ?
G.C. : J'essaie de passer le plus de temps avec mes amis. Et j'aime manger, même si je dois faire attention aux proportions. Ma grand-mère est une grande spécialiste d'un gâteau qui s'appelle le tortitas negras. Parfois, c'est dur de résister (sourire). En Argentine, je suis souvent sollicité par les gens et comme je n'aime pas regarder ailleurs comme si je ne les avais pas vus, je passe un peu de temps avec eux, mais c'est parfois fatigant. Je veux être aimable avec tout le monde.
T.M. : Comment jugez-vous la situation de votre pays ?
G.C. : Très difficile. L'économie est dans une situation terrible. Les gens payent des impôts, mais ils ne voient pas où va leur argent contrairement à ce qui se passe en Europe ou aux Etats-Unis. Il y a trop de corruption en Argentine et en Amérique du Sud. Et puis l'insécurité a tellement augmenté. C'est un constat, mais nous avons rétrogradé. Le pays est mal dirigé. J'ai des amis à Venado qui font des études et qui en sont à compter au peso près. C'est dramatique. Pour eux, les fins de mois sont très dures.
T.M. : Mais vous, vous êtes un privilégié...
G.C. : Oui, mais n'oubliez pas que je viens du bas de l'échelle. Tout ce que j'ai gagné, je l'ai gagné à la sueur de mon travail. Quand j'étais plus jeune, il y avait des jours où je ne mangeais pas à ma faim. J'ai lavé mon linge avec mes propres mains. Je peux le dire : sans la fédération argentine qui m'a aidé et permis de voyager pour disputer des tournois de jeunes, je ne serais pas là où je suis aujourd'hui. Et je n'oublie pas que j'ai dû emprunter de l'argent pour continuer ma carrière. Aujourd'hui, tout est évidemment plus facile, mais ce sont des souvenirs qui m'ont forcément marqué. Voir le tennis argentin afficher les résultats qu'il obtient actuellement montre que tous les sacrifices consentis par les uns et par les autres n'étaient pas inutiles.
T.M. : Venez-vous en aide à des œuvres de charité?
G.C. : Oui, mais à condition de savoir où va l'argent. Je veux le voir se transformer concrètement, en nourriture notamment. La corruption se répand partout dans le pays et malheureusement, c'est également le cas dans ce type d'associations, alors je veux contrôler la chaîne du début jusqu'à la fin. Plus tard, j'aimerais bien bâtir mon académie et m'occuper des plus petits, pauvres ou riches.
T.M. : Gagner la Coupe Davis serait un énorme cadeau pour l'Argentine...
G.C. : On la gagnera, j'en suis convaincu. Il faut simplement que l'on soit unis. Mais on la gagnera. Avec les joueurs que l'on a actuellement, ce n'est pas possible qu'il en soit autrement.
T.M. : Parmi vos rivaux, lequel est le plus impressionnant ?
G.C. : Roger Federer, bien sûr. C'est le meilleur et de loin. Actuellement, il n'est pas possible de viser la place de n°1. Quand vous vous retrouvez face à Federer, tout dépend en fait de lui. Lorsque je l'ai affronté cette année en finale à Hambourg, j'ai eu la sensation qu'il était imbattable. Il va falloir attendre qu'il se fatigue de gagner (sourire).
T.M. : Guillermo Coria n°1 mondial, c'est possible ?
G.C. : Pas cette année en tout cas, mais plus tard, pourquoi pas ? Je travaille en tout cas pour ça.
T.M. : On dit que vous pourriez travailler à l'avenir avec Gil Reyes, le préparateur physique d'André Agassi, est-ce exact ?
G.C. : On en parle, oui. Mais ce ne sera possible qu'à partir du moment où Agassi en aura fini avec sa propre carrière. Je m'entends bien avec Gil. Un jour, je suis allé vers lui pour lui demander quels étaient les secrets de la vitesse de jambes d'Agassi et il m'a dit qu'il m'aimait bien, qu'il appréciait ma mentalité et que je lui rappelais, dans mes déplacements, le jeune André Agassi. Depuis, notre relation est très forte.
T.M. : Pour finir, parlons football. On sait que ce sport est une vraie religion dans votre pays. Y jouez-vous ?
G.C. : Hélas, de moins en moins parce qu'il faut que je sois prudent si je veux devenir n° 1 mondial. Une vilaine "semelle" est si vite arrivée (sourire).
Sorry for spamming the forum with my French stuff, but I thought maybe it's interesting for some people here.
I think the part about RG is the most interesting one, but I can try to translate other parts which might be interesting too if you're interested. We've got plenty of time!

Last edited by Truc : 10-20-2006 at 05:51 PM.
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Old 10-20-2006, 05:41 PM   #37
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Default Re: Anybody speak French?

One of my favourite parts is when he says he is in good terms with the other Argentine players and the journalist asks:
T.M. : Even with Gaston Gaudio ?
G.C. : I see what you are driving at (smiles). What happened between us in Hamburg in 2003 affected me a lot. But I'm not able to hate anybody. Sometimes, I think about what people would have said if I had won Roland-Garros against Gaudio despite of my cramps. Like in Hamburg, people probably would have said I had cheated. But I swear: I was cramping to the end of my hair.

I don't know how to translate the last sentence (he had cramps even in his hair), but I find that part adorable in French. And it's so touching he's still wondering sometimes if people would have called him a cheater again if he had won in Paris.

Last edited by Truc : 01-20-2010 at 12:35 PM.
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