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Thread: Guillaume Rufin
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Old 10-27-2009, 07:17 AM   #53
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Default Re: Guillaume Rufin

The article about him in L'Equipe yesterday:
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Rufin et fort !
À dix-neuf ans, le Français qui déboule au classement a gagné hier au Brésil son premier Challenger.

NE CHERCHEZ PLUS l’heureux détenteur de l’oscar de la meilleure progression en 2009 à l’ATP. Pour bien faire les choses, il a gagné hier sur les terres de Kuerten. Il s’entend bien avec Simon en matière de musique (et de jeux vidéo) et partage le même agent que Tsonga. Il est mâconnais, frisé et réservé, et ne lit le classement que tous les deux mois. « Parce qu’il n’en a rien à faire », selon son coach Emmanuel Planque, jadis celui de Llodra et de Santoro. Et parce qu’il aurait le vertige, sûrement. En attendant que ne tombent aujourd’hui les bénéfices de son odyssée brésilienne à Florianopolis, Guillaume Rufin, le Bourguignon qui court sur l’échelle, a déjà mangé huit cent vingt-sept places cette année. Classé mille soixante-septième le 29 décembre 2008, il pointait encore au cinq cent quatre-vingt-dix neuvième rang au moment deRoland-Garros, quand il frappa son premier gros coup aux yeux de l’opinion publique en validant sa wild-card par une victoire au premier tour sur l’Argentin Schwank, un pur terrien aux gros mollets. En suivant, il céda en trois sets contre Melzer, une valeur sûre du circuit, non sans avoir eu des balles de set dans les deux dernières manches. Poli, Rufin l’avait appelé « Monsieur Melzer », avec un égard bien dans le ton d’un jeune homme aux idées pas très claires sur ses ambitions tennistiques. Plutôt genre fils à maman à secouer, jamais dans l’avion avant les juniors, au CNE de Roland-Garros à seulement seize ans, il admirait Safin de loin sans jamais mettre de poster dans sa chambre. Il préférait avoir le bac littéraire avec un an d’avance, lire les revues informatiques et gratter la guitare en hommage à Neil Young, son vrai héros. Tête en l’air, il faisait souvent rire les copains qui l’appelaient « le professeur Tournesol ». Mais sans qu’il y ait un avant – ou un après –Roland-Garros, engrangeant de la confiance avec l’exposition furtive sur le court no 2 dans le berceau du tennis français, il a repris vaillamment la route ombragée de son ascension éclair à Bytom, Bucarest, Tallinn, Kuressaarre, Saransk, Moscou ou Samarkand, dans des champs de patates estoniens ou à côté d’un cimetière roumain, parfois dans des hôtels à 26 euros la nuit.
À la dure en Amsud
Un an à peine après avoir récolté son premier point ATP (Angers, mai 2008), il a engrangé dans le périple son troisième tournoi Futures de l’année. Et l’air de rien, malgré tout le retard accumulé les années passées sur certaines pépites de la génération 1990-1991, il est devenu le premier d’entre eux au classement ATP, deux cent quarantième en attendant bien mieux ce matin (aux alentours de 190e). « On parlait beaucoup du Bulgare Dimitrov (vainqueur de Wimbledon et de l’US Open juniors l’an dernier), et voilà que Guillaume arrive de derrière sans rien dire. Je préfère ça, jubilait hier Morgan Menahem, l’agent de Tsonga qui le supervise aussi depuis le début de l’année. C’était l’année de transition juniors-seniors et il a plutôt bien réussi son coup. C’est quelqu’un d’intelligent et il existe une superbe synergie dans son groupe avec Axel Michon et le coach Emmanuel Planque. Ils travaillent énormément, ils n’hésitent pas à aller dans le dur. » Comme d’aller défier cinq semaines chez eux les Sud-Américains en cette fin de saison, de Florianopolis à Lima en passant par Sao Paulo, Medellin et Guyaquil. « L’idée directrice de la saison, c’était de jouer beaucoup sur terre battue parce que c’est le plus formateur et que Guillaume est en construction, confirme le coach. Il a connu une période difficile à la fin des juniors, en septembre 2008, parce qu’il avait été déçu de ne pas avoir été champion du monde après avoir été champion d’Europe. Il avait l’impression de ne plus avoir d’objectifs. Je lui ai dit qu’il fallait se méfier des objectifs, que l’ATP était un puits sans fond. On s’est parlé pour qu’il pense en termes de progression dans le jeu. Si tu te dis plutôt qu’il faut deux aces par jeu et attaquer les deuxièmes balles adverses, tu sauras pourquoi tu travailles. » Et, aujourd’hui, on dit de lui qu’il a du Enqvist dans ses frappes et du Mecir dans sa lecture du jeu. Son style ? « Être agressif, bien servir, être casse-pied en mettant de l’intensité » , répondait-il avant de s’envoler au Brésil. Voilà le travail.
FRANCK RAMELLA
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