MensTennisForums.com - View Single Post - Summer hardcourt season 2008

View Single Post

Old 09-02-2008, 06:31 AM   #142
country flag Truc
Registered User
 
Truc's Avatar
 
Join Date: Feb 2005
Location: Berlin
Posts: 17,349
Truc has a reputation beyond reputeTruc has a reputation beyond reputeTruc has a reputation beyond reputeTruc has a reputation beyond reputeTruc has a reputation beyond reputeTruc has a reputation beyond reputeTruc has a reputation beyond reputeTruc has a reputation beyond reputeTruc has a reputation beyond reputeTruc has a reputation beyond reputeTruc has a reputation beyond repute
Default Re: Summer hardcourt season 2008

In l’Equipe today:
Quote:
Monfils raplapla
Le Français avait du mal à s’expliquer sur sa panne de sensations qui avait irrité son nouveau coach Roger Rasheed.

22, VOILÀ LE FISH ! Un drôle de cadeau virevoltant et empoisonné pour fêter ses vingt-deux ans par une température élevée en ouverture de session sur le stadium Arthur-Ashe… Hier, l’ambiance était plombée pour Gaël Monfils. Pour la dérider, papa Rufin, venu tout exprès la veille des Antilles via Porto Rico pour un très furtif intermède, avait tenu à donner quand même des bonnes nouvelles du tennis guadeloupéen. « Il y a une fille de mon club du TC Petit-Bourg, vous verriez sa frappe ! Elle s’appelle Andrée Semé et elle est maintenant chez Bollettieri ! Gaël ? Bah, c’est un être humain. On ne peut pas être en forme tous les jours… »
Bon, mais on peut essayer de chasser les vents contraires. Mais, hier, le fils n’avait rien à offrir. Pas de pas de break dance, à peine quelques-unes de ces glissades qui font déjà sa légende outre-Atlantique, et juste une petite tentative de passing entre les jambes frôlant la ligne du mauvais côté. Et même toujours pas de cadeau à 21 heures, heure française. « Pas grand-chose, effectivement », reconnaissait l’athlète aussi amorphe en ce « Labor Day » qu’il peut être électrique. Pour comprendre l’étrange mue du showman tout flagada, la piste du genou bandé dans le second set n’était pas la bonne. « Je ressentais une petite douleur ces deux-trois derniers jours et j’ai voulu que le kiné me compresse le genou. Mais c’était surtout pour ne pas avoir peur, ça ne m’a pas gêné. Rien de bien grave. » Au moins, le Français savait ne pas se chercher d’alibi pour ce « no match » assez rare dans l’inventaire de sa carrière.
Roger Rasheed : « Son body language n’était pas bon »
Alors, l’effet Fish, peut-être, avec ses montées mordantes pour contrer celui que l’Américain craignait pour ses « facultés à faire disjoncter » ? « Ben non, tranchait celui-là, qui avait implosé. J’ai déjà joué contre des mecs qui montent comme ça. Mardy a été solide, c’est tout. Il n’a pas fait non plus un grand match. Moi, je donnais beaucoup de points, je jouais trop court, je le laissais dominer. »
Alors quoi, pour comprendre le crash ? « Pas de sensations, le jour sans, répondra Monfils. Je tapais moins bien que les jours précédents. Déjà, à l’échauffement, je ne sentais pas grand-chose, surtout le revers. J’aurais peut-être préféré qu’il y ait moins de vent. Là, je me retenais vachement, je n’ai pas réussi à m’adapter. Je n’ai pas réussi à cacher mes faiblesses énormes du jour et à savoir composer avec… Je ne suis pas là pour faire un huitième de finale, donc je suis déçu. Mais je vais tirer plein de conclusions de ce non match. Et notamment le fait que je n’ai pas su changer de tactique. Je n’ai pas trouvé le petit truc pour le faire chier… C’est ça qui n’est pas bon. » Impassible dans le box, les bras croisés, le nouveau coach Roger Rasheed n’avait pas aimé l’inexorable effritement. Rencontré la veille du match, l’Australien dur au mal, surmontant sans grincer un claquage au mollet l’ayant affalé voilà trois jours, avait expliqué la voie à suivre pour son nouveau poulain, qu’il trouvait courageux, respectueux et bien disposé.
« Bien sûr, Gaël n’est pas comme Lleyton (Hewitt, qu’il avait coaché précédemment), pour qui le fait de se battre était totalement naturel. Là, c’est comme si Monfils retournait à l’école primaire, pour apprendre. Pour moi, il faut donner chaque jour le maximum pour devenir meilleur que la veille. Il faut savoir pourquoi on se lève. Se préparer dès l’hôtel avant d’aller au bureau. Il faut donner le maximum pour ne rien avoir à regretter. Quand on finit une séance, il ne faut pas pouvoir se dire qu’on aurait pu travailler plus dur. C’est mon principe. Je suis un mec plutôt dur. Je n’aime pas perdre. » On ne vous explique pas la nature du débriefing…
« Ce n’est pas acceptable, fulminait le coach après l’amère défaite face à Fish. Ni pour lui, ni pour moi. Nous ne sommes pas contents. Nous ne sommes pas là pour nous faire éliminer en huitièmes de finale. Rien n’a marché dans ce match depuis le début. Gaël doit apprendre à changer de système. Son body language n’était pas bon. Je le lui ai dit et il l’a reconnu. L’idée, c’est d’être professionnel pour que ce genre de choses ne se reproduise plus. » Sir, yes, sir ! On n’aimerait pas s’appeler Monfils quand il s’agira, cet hiver, de suer en Australie pour la préparation d’avant saison.
FRANCK RAMELLA
Rufin Monfils was in NY especially for the match yesterday and trying to cheer up the Monfils clan after the match, telling stories about Guadeloupe. "Gaël? He's a human being. One can't be in great shape everyday..."
Yes, but one can try to do something then. His son had hardly done anything yesterday. "Not much indeed", Gaël admits. He was as dull as he can be electric sometimes. The knee was not the problem. "I asked the physio to compress the knee. But just to reassure me, it wasn't bothering me. Nothing serious." At least he didn't use it as an alibi for this for him pretty unusual "non match".
Was it because of Fish and his style of game? "No, I've already played against players who come to the net like that. Mardy was solid, nothing more. He didn't play a big match."
So what was the reason? "A bad day at the office. I wasn't striking the ball as well as the last few days. During the warmup already, especially on the BH side. Maybe it would have been easier if it wasn't so windy. I was restraining myself and wasn't able to adjust. I couldn't make up for the huge shortcomings in my game..." "I will draw a lot of conclusions from this non-match. In particular the fact that I wasn't able to change my tactics. I didn't find the little thing which would annoy him... That was the problem."
Always impassive in the stands, with his arms folded, Rasheed didn't like the show. The journalist of L'Equipe had met him the day before and Rasheed was saying about Gaël then that he was courageous, respectful and willing to work: "Of course, Gaël is not like Lleyton. Fighting was completely natural for Lleyton. It is as if Monfils was going back to the elementary school to learn. With me, he has to give the maximum everyday to get better than the day before. He has to know why he stands up everyday. To start getting ready at the hotel already before going to the office. To give the maximum to be sure to have zero regrets. To never think at the end of a training session he could have worked even harder. It's my rule. I'm quite harsh. I don't like to lose." Imagine the "debriefing" after yesterday's match...
Rasheed was mad: "It isn't admissible. For him and for me. We are not happy. We're not here to get beaten in the 4th round. Nothing was working, right from the beginning. Gaël must learn to change system. His body language was wrong. That's what I told him and he admitted it. The idea is to be professional so this kind of things won't happen again."
Sir, yes, sir! We don't envy Monfils when he will go to Australia this winter to get ready for the next season.

Rasheed still calls Gaël "Monfils", apparently (unlike Lleyton).

Last edited by Truc : 09-02-2008 at 10:47 AM.
Truc is offline View My Blog!   Reply With Quote