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Old 05-04-2008, 06:28 AM   #33
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Great interview with Jo in L’Equipe today!
Quote:
« C’était pas une vie ! »
JO-WILFRIED TSONGA s’était perdu dans l’agitation post-Melbourne. Mais il a ravivé la flamme. Et revient gonflé d’énergie à Rome.

Tiens, il a retiré ses boucles d’oreille. « Non, non, y a pas de fille là-dessous. C’est juste que je grandis. » Venu mercredi « faire son boulot » à Munich, contrepartie de son forfait pour le tournoi, lui-même conséquence d’une lésion du ménisque droit diagnostiquée mi-avril, Jo-Wilfried Tsonga a pris ensuite le temps de se poser. Avant de reprendre le fil la semaine prochaine à Rome, contre Gilles Simon, il a fait le tour de pas mal de questions : la blessure, la « Tsongamania », la terre battue, les textos à Richard Gasquet...

« VOUS AVEZ SOUVENT été blessé par le passé. Comment avez-vous vécu cette période qui se termine mais qui a dû vous en rappeler d’autres (il n’a plus joué depuis sa défaite contre Benneteau le 31 mars, à Miami) ?
– Ben, à vrai dire, je l’ai plutôt bien vécue. J’ai pu couper avec le tennis et ça ne m’a pas fait de mal. Ça m’a permis de me redonner envie de jouer.
– Vous aviez perdu le désir ? Est-ce que trop de tennis tue le tennis ?
– Exactement. Il y en a trop eu et je m’étais lassé. Là, les crocs se remettent à bien pousser et je commence à ne plus en pouvoir de ne pas être sur le terrain. Forcément, tout ce qui m’est arrivé autour du tennis m’a aussi bouffé du jus mais c’est le tennis lui-même qui m’a saoulé à un moment.
– À Miami, une phrase nous avait alerté. Vous aviez dit :“Si c’est ça la carrière et que ça doit durer encore dix ans à ce rythme, waouh !”
– Je commençais à me rendre compte que ce rythme me fatiguait. Il faut aussi bien comprendre que ce que j’avais vécu depuis ma finale à Melbourne, c’était inhumain.
– À ce point-là ?
– Je n’avais pas de temps pour moi. Rien. Pendant les tournois, l’ATP utilisait à fond les quatre ou cinq heures qu’on leur doit par semaine. Je donnais des interviews, après j’allais m’entraîner, après je faisais ma récup, après j’avais encore des autographes à signer, après je passais chez les sponsors... C’était pas une vie !
– Plus de trois mois se sont écoulés depuis votre finale à Melbourne. On peut maintenant avoir du recul sur ce qui vous est arrivé. Que retenez-vous en premier ?
– Que c’est quelque chose de fort de recevoir tout cet amour. Dans la rue, au Congo, partout. Mais c’est un enfer en même temps. Quand tout ça vous tombe dessus du jour au lendemain, c’est super déstabilisant.
– Avez-vous eu peur d’y laisser votre tennis ?
– Si ça avait continué comme ça, c’est sûr que j’allais me perdre. Je ne savais plus si je jouais bien, pas bien, si je m’entraînais bien, pas bien. Donc, il fallait arrêter la machine. Ce que j’ai fait.
– Pensez-vous que la blessure est quelque part venue pour dire stop ?
– Complètement. Je sentais bien que j’étais crevé en arrivant à Miami. J’ai dit à Éric (Winogradsky, son coach) : “Écoute, là, je n’ai plus envie de jouer.” Ça m’était déjà arrivé dans le passé mais à ce point-là, jamais. Bilan : j’ai fait des matches de m…parce que l’énergie positive que j’ai besoin de mettre dans mon jeu n’existait plus. J’étais super négatif, je râlais, j’étais crispé. J’aurais dû ne pas jouer là-bas mais ce n’est pas si facile quand tout le monde veut que vous jouiez. Voilà, maintenant, j’ai appris à dire non. Quitte à être incompris, quitte à décevoir. L’important pour moi, c’est quand même moi !
– Aujourd’hui, vous sentez-vous de nouveau vous ?
– Oui et ça fait un bien fou. Rien que les soirées tranquilles à la maison, c’est tout con mais ça m’avait manqué à un point... Pouvoir se dire : “Qu’est-ce que je fais ce soir ? Oh ben rien, je vais rester peinard sur le canapé à regarder la télé.” J’ai pu aussi retourner au Mans, je suis même allé à la pêche à la truite. Bon, je n’ai rien attrapé mais j’y étais. Et là-bas, ce ne sont pas les trois vaches aux alentours qui me demandent des autographes.
– Aviez-vous l’impression d’avoir changé ?
– Oui mais pas comme si j’avais chopé la grosse tête. C’est juste qu’en voulant me protéger, je me suis fermé aux gens. Je devenais plus distant. Et je n’aimais pas ça.
– La rançon de la gloire, c’est aussi de voir la presse gratter dans la vie privée. Récemment, un journal a parlé d’une amourette avec un mannequin belge...
– Ils peuvent aller gratter, ils n’auront rien. Ce journaliste belge a fait le mariole avec cette histoire. Cette fille, je ne l’ai jamais vue en vrai de ma vie. C’était bidon.
– Il y a aussi eu la polémique avec les Petits As...
– Cette affaire (*) m’a énormément vexé. Ils ont touché à des choses qui metiennent trop à coeur : les enfants, la parole donnée... J’ai laissé tomber les poursuites mais ce qui est sûr, c’est que jamais je n’irai là-bas tant que ce monsieur sera en poste.
– Venons-en à votre blessure au genou. Quand le mot opération a été prononcé, ça a dû vous faire froid dans le dos.
– Ah ça oui ! Je vais jouer à Rome mais l’éventualité d’une opération existe toujours. Il faudra voir comment mon genou réagira après le premier match, après le deuxième.. . C’est comme pour mon dos : si un jour ça ne fonctionne plus, je sais que je peux me faire opérer.
– Certains pensent que cette blessure n’est pas tombée au plus mauvais moment , convaincus que ce n’est pas sur terre battue que vous allez briller.
– Ouais, ouais, j’entends, j’entends. Je ne sais pas comment les gens peuvent penser cela vu que je n’ai plus joué sur terre depuis un moment. Mais bon, je le prends comme un super défi et je pense que je peux en étonner plus d’un. Moi-même j’ai envie de savoir comment je vais m’y prendre, si je vais devoir monter vachement à la volée... Ce que disent les gens, ça ne m’énerve pas, ça ne me fait pas rire non plus. Mais ça me motive. J’ai toujours marché comme ça. Souvent, ma motivation ne vient pas de moi mais de cette envie de contredire les autres. Même avec un peu de mauvaise foi, s’il le faut. On est tous un peu comme ça, non ?
– Mais pensez-vous pouvoir être bon sur terre battue ?
– Il n’y a pas de raison. Je suis aussi endurant que plein de bons mecs, je suis plus puissant que la moyenne, je peux frapper la balle au-dessus de l’épaule et j’aurai, sur terre, plus de temps pour venir au filet.
– Comment avez-vous vécu l’embrouille autour de Richard Gasquet en Coupe Davis ?
– Je trouve qu’on est allé trop loin avec Richard. Bon, d’accord, il aurait pu être plus discret avec son portable ou plus enthousiaste sur le banc, mais je crois que la situation ne lui allait pas et qu’il y a eu des soucis de communication dans l’équipe. Je n’ai toujours pas compris pourquoi il a joué ce cinquième match... Alors ça, aucune idée.
– Il avait demandé à ne pas disputer le quatrième match contre Roddick...
– Ben voilà, ça veut dire qu’il n’était pas dans la configuration pour jouer. De ce que je sais, il y a une personne qui décide dans l’histoire et ce n’est pas Richard.
– Au fait, ce n’était pas vous, au moins, l’expéditeur de textos pendant les rencontres ?
– Mais oui, c’était moi ! Je lui écrivais des trucs du genre : “Je sens que Paulo (Mathieu) va le faire ! Il va gagner !” Le lendemain, quand j’ai lu toute cette histoire sur les textos, j’ai dit : “Merde, c’est ma faute ! Oh ! la la !” (Il fait mine de se cacher sous la table.) »
FRÉDÉRIC BERNÈS
I can try to "translate" it, but I don’t know how to translate "C'était pas une vie"... "It was a rotten life!" maybe?

The little intro says the earrings are gone. "No no, nothing to do with a girl, I'm growing up, that's all". It's an interview he gave in Munich when he came on Wednesday to "do his job" (= when they pull out due to injury, they have to show up to see the doc and do some promo stuff). He took some time to talk about different things: his injury, the Tsongamania, the clay and the SMS he sent to Gasquet during the DC...

Last edited by Truc : 05-04-2008 at 06:40 AM.
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