MensTennisForums.com - View Single Post - Visit To The Kremlin Cup. Impress Moscow Fab!!

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Old 10-12-2006, 03:27 PM   #13
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Default Re: Visit To The Kremlin Cup. Impress Moscow Fab!!

There was a nice article about Fabrice yesterday in L'Équipe.
(Sorry, I don't have much time to translate the articles this week, I'll try to make a summary later if some of you need it).
It's not really about Moscow, more about his season and his goals for the future.
Quote:
Le Français a mis fin hier à une série de cinq défaites au premier tour. Et, à trente-quatre ans, il parle de tennis au futur.
MOSCOU - de notre envoyé spécial
MALGRÉ SA MÉMOIRE souvent phénoménale, Fabrice Santoro ne se souvenait pas d'avoir vécu pareille série noire. « Cinq défaites d'affilée au premier tour ? Ça ne m'était jamais arrivé depuis le début de ma carrière. » Vérification faite, le Français connut pourtant deux fois la spirale de l'échec : de juin à septembre 1995 (huit, challengers compris) ; puis de mars à mai 2002 (cinq). « Ah, mais ça ne compte pas vraiment, se justifiait-il hier. La première fois, je venais de rencontrer ma future femme et je n'avais pas totalement la tête au tennis ; la seconde fois, j'étais blessé au pied. Disons que, là, c'est la première fois que ça m'arrive dans une situation que je qualifierais de normale. » Incapable de signer une victoire du tournoi de Toronto, en août, à celui de Metz, la semaine dernière, le Français a repris hier son métier par le bon bout en disposant aisément du Sud-Africain Wes-ley Moodie (6-3, 6-2). « Un de mes meilleurs matches de l'année », précisait-il à juste titre.
Plombé, lors de la tournée US, par des tirages difficiles (Gasquet, Blake, Verdasco) et par un blues de sa famille, restée en vacances en France, Santoro s'est ressaisi en revenant en Europe. « Ce n'était pas une période agréable, mais je n'étais pas inquiet, dit-il. D'ailleurs, dès Metz, hormis le service, tous les voyants étaient au vert. Mais je dirais que ce n'était pas la défaite qui m'importait vraiment. C'était plutôt la manière dont je réagissais le lendemain matin. Etais-je prêt, ou non, à repartir au boulot ? Tant que j'ai envie de me remettre en question, ma carrière n'est pas en danger. Dans le cas inverse, attention, risque de dégringolade. Dès Metz, j'ai été rassuré : je me suis entraîné trois heures le lendemain, quatre heures le surlendemain. Mon succès d'aujourd'hui (hier), c'est là que je l'ai construit. »
À bientôt trente-quatre ans, Santoro ne recherche fondamentalement plus qu'une chose : l'envie, le plaisir. Il est le plus souvent lié au tournoi lui-même. « Cette tournée américaine d'été a été réellement très, très dure pour moi, explique-t-il. Surtout à mon âge ! Tous mes potes et ma famille étaient en vacances et me chambraient par textos interposés : "Mais qu'est-ce que tu fous à Toronto en plein mois d'août ?"... Eux bronzent et, moi, je me retrouve seul, comme un c..., sur le continent que j'aime le moins... Quand je vais en Australie, au moins, j'y vais avec le sourire. Et comme par hasard, j'y joue bien. C'est la raison pour laquelle je zapperai cette tournée l'an prochain. J'enchaînerai directement Wimbledon avec Newport et Los Angeles. Et après, vacances jusqu'à l'US Open!»
2007 pourrait être la dernière saison de représentations du magicien du circuit. Pourrait, mais pourrait seulement: « Je pense qu'il y a eu un malentendu sur mes déclarations, corrige-t-il. La vérité, c'est que je n'ai pas envie de réfléchir au-delà de 2007. Tant que je ressentirai l'envie de m'entraîner, de me préparer physiquement, de "matcher", tout est encore possible. En fait, ce qui m'excite le plus, c'est le challenge qui m'attend l'année prochaine : serai-je capable de me maintenir aux alentours de la 50e place mondiale à trente-cinq ans ? Ça, c'est une question qui me fait kiffer grave ! Ensuite, tout dépendra de mes résultats. Si je me retrouve 120e ou 130e après Bercy, évidemment, la décision sera facile à prendre... Mais si je pointe encore mon nez dans le top 50, je réunirai ma famille et mes entraîneurs, et on réfléchira. »
Preuve qu'on peut être méthodique, analytique, et adorer par-dessus tout le mystère de l'avenir. « Moi, ce que j'aime désormais, c'est quand il y a un défi à relever, conclut-il. On réfléchit, on cherche, on propose des solutions. .. et on ignore si ça va marcher ou non. C'est bon de ne pas savoir!». Bien dit. Et bien vu.
VINCENT COGNET
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