MensTennisForums.com - View Single Post - ¤~Davis Cup 2006: Quarterfinal against Russia~¤

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Old 04-06-2006, 05:33 PM   #63
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Default Re: ¤~Davis Cup 2006: Quarterfinal against Russia~¤

Oui, on est dans la m.........

Arnaud , make believe him he plays in Marseille !

Well, good article about the "méthode Forget". Arnaud found the good word to say what DC mean for his captain.




Le capitaine amoureux

La passion de Guy Forget pour la Coupe Davis est l’un de ses meilleurs atouts pour convaincre les joueurs de le suivre.

GUY FORGET, accroupi devant le banc de l’équipe de France, frappant rageusement de son poing la paume de son autre main et exhortant son joueur à faire mal à l’adversaire : l’image est devenue un des classiques de la Coupe Davis. On la reverra ce week-end, à Pau, où la France retrouve la Russie en quart de finale de l’édition 2006.

Pourtant, il y a deux mois, avant un Allemagne-France périlleux, précédé par la controverse de la vraie-fausse sélection de Fabrice Santoro, on pouvait se demander si, comme une série télévisée essoufflée, le show Forget, entamé en février 1999, n’allait pas s’arrêter à la fin de sa septième saison. Les indices d’écoute n’étaient pas favorables. Étiqueté longtemps anti-Bîmes, Forget avait déjà risqué la guillotine en 2002, quand, avant des élections présidentielles, il avait laissé entendre dans la presse que le poste pourrait un jour l’intéresser. La réaction avait été immédiate. Limogeage et poignardage (dans le dos) avaient alimenté la rumeur avant un premier tour contre les Pays-Bas à Metz (en février 2002). La victoire l’avait sauvé. Comme à Halle, peut-être.

Car, depuis sept ans, c’est bien l’indice de performance de son équipe qui lui vaut de durer. Petite cylindrée, elle a pourtant gagné la Coupe 2001, en Australie, et atteint deux finales en 1999 et 2002, pour un seul match de barrage en 2000 et aucune relégation. Un bilan plus équilibré encore que celui de son idole et prédécesseur Yannick Noah.


« Au début, je fuyais les problèmes »


Selon Patrice Hagelauer, entraîneur de cette équipe après l’avoir été de celles dirigées par Jean-Paul Loth et Yannick Noah, ce succès tient à l’adhésion des joueurs et du staff : « Il a réussi à conquérir le respect de toutes les personnes qui travaillent avec lui. C’est essentiel. Dans sa tête, une équipe n’est pas une somme d’individus. C’est cette somme, PLUS l’état d’esprit. »

« Il est complètement amoureux de la Coupe Davis, surenchérit Arnaud Clément, pilier du groupe. On le sent quand il nous fait un discours. C’est vachement prenant de l’écouter quand il a cette flamme dans les yeux. Cela motive énormément. »
I can believe him, I've the same feeling when I listen to Forget.

Curieusement, c’est plutôt par défaut que cet amour de la Coupe Davis lui est venu : « Tout ce que je n’aimais pas dans le tennis, c’était le fait de me sentir seul, explique-t-il. Le regard des autres. La pression. Cette remise en question perpétuelle, de tournoi en tournoi, même après une victoire. C’est en Coupe Davis que j’ai connu mes meilleurs souvenirs. »

Vainqueur de deux Coupes dans la peau du joueur, en 1991 et en 1996, coopté par les joueurs, il accepta sans hésiter la proposition de succéder à Yannick Noah, en 1999. La première saison lui valut un succès apparent : une qualification pour la finale. Mais, après la défaite contre l’Australie à Nice, l’implosion menaça un groupe dans lequel les anciens Pioline et Santoro avaient, en particulier, du mal à cohabiter. « Au début, je fuyais un peu les problèmes, admet-il aujourd’hui. Je ménageais la chèvre et le chou. J’ai changé quand je me suis rendu compte que les membres de mon équipe m’en voulaient. Vouloir désamorcer les conflits en arrangeant tout le monde crée des conflits plus importants que ceux que l’on craignait. Et si on est arrivé à cette espèce de clash, c’était de ma faute. »

« Il s’est aperçu qu’il avait pris une voie sans issue, confirme Pioline. Il a rectifié le tir et en a tiré une expérience positive. Il a eu l’intelligence de se remettre en question. Ensuite le fonctionnement est devenu plus clair. »


« Je veux que mon équipe soit belle »


Forget changea alors de cap, soutenu par l’expérience de son mentor Georges Deniau, promu entraîneur, misant sur la fraîcheur des jeunes, Sébastien Grosjean, Arnaud Clément et Nicolas Escudé en tête. Un an plus tard, l’équipe conquérait la Coupe Davis à Melbourne, avec un double Pioline-Santoro : « Après 1999, j’ai vu une grande différence, raconte Rémi Barbarin, alors entraîneur physique de l’équipe avant de quitter la FFT en 2002. Son objectif a été de créer une vraie équipe. L’alchimie a réussi. Les joueurs ont été séduits par la réflexion : mettre le groupe en avant, savoir faire des choix. Guy a réussi à mettre toutes les mauvaises ondes de côté pour créer un esprit : soit on entre dans le moule, soit on s’écarte. »

Avant d’entrer dans le moule, Michaël Llodra a mis un peu de temps. Lors de la triste défaite contre la Suisse à Toulouse, en 2003, marquée par un pourrissement passager de l’esprit, il avait mal encaissé le jugement péremptoire du capitaine à son égard : « Au début ça ne s’est pas très bien passé, constate-t-il. Moi le premier, j’étais vachement sceptique. Mais c’est bien de pouvoir compter sur un mec comme ça. Après Toulouse, il avait eu des mots durs pour moi. Il s’était excusé, mais je n’avais pas accepté les excuses tout de suite. Nous avons eu plusieurs longues discussions. Maintenant je me régale quand il est sur la chaise. »

Fabrice Santoro, lui, n’entre toujours pas dans la case où Forget voudrait le placer. Mais il se refuse au conflit public : « Guy est un capitaine consciencieux et parfois stressé, glisse-t-il, du bout des lèvres. Un capitaine avec qui j’ai vécu des moments formidables, des grands moments de ma carrière. Je suis sûr que l’on revivra de bons moments ensemble, que ce soit en Coupe Davis ou devant une bonne bouteille. »

Victime collatérale du système Forget, Santoro a le tort aux yeux du capitaine et de ses coéquipiers de n’être pas prêt à sacrifier tous ses intérêts et ses habitudes pour le groupe. Son cas ne suscite pourtant aucun doute dans l’esprit d’un homme qui nourrit sa foi dans les déboires de certains de ses collègues : « J’ai discuté avec Patrick Kühnen, le capitaine allemand, après le match à Halle, confie-t-il. Je ne sais pas comment les Allemands vont s’en sortir. S’il continue avec ces gars-là, dans le même état d’esprit, demain ils reperdront, et contre des équipes plus faibles que nous. Ce n’est quand même pas un hasard s’ils nous avaient battus individuellement à l’Open d’Australie et si, quinze jours après, on leur a mis 3-0 ! »

À la question : « Guy Forget est-il un bon capitaine ? » posée en 2000 à Cédric Pioline au Brésil, celui-ci avait répondu un « joker » plein de sous-entendus. Au fil des ans, le doute s’est estompé : « Depuis son arrivée, la France a gagné une fois et atteint deux autres finales. C’est on ne peut plus remarquable. Même si ce n’est pas lui qui joue, il a sa part dans ces succès. »

Toujours agacé quand on évoque les risques d’éviction qui pourraient le menacer à la première défaite, Forget ne tient pas un discours très différent : « À un moment j’ai eu l’impression d’avoir été perçu comme un danger. Pourtant j’estime que je suis un ambassadeur de la Fédération. Je veux que les licenciés, quand ils voient nos gars sur le court, se disent que cette équipe est belle. Je veux que mon équipe soit belle. » La beauté est toujours plus perceptible drapée dans une victoire. – Ph. B.
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