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Old 01-21-2014, 12:33 PM   #136
country flag soulage
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Les choix de Clément
mardi 21 janvier 2014 MELBOURNE
de nos envoyés spéciaux FRÉDÉRIC BERNÈS ET FRANCK RAMELLA


Arnaud Clément, ici épaulé par Guy Forget, d'Éric Winogradsky, de Lionel Roux et d'Arnaud Di Pasquale, a pu se faire une idée précise des forces et faiblesses de chacun de ses " p'tits Bleus ". (Photo Nicolas Luttiau/L'Équipe)


Hier soir à Melbourne, Arnaud Clément, capitaine de l'équipe de Coupe Davis, a sélectionné Tsonga, Gasquet, Monfils, Benneteau et Simon pour rencontrer l'Australie, mais pas Llodra. Il bétonne en simple... et innove en double.

FACE À L'AUSTRALIE, du 31 janvier au 2 février, à Mouilleron-le-Captif, en Vendée, l'équipe française de Coupe Davis n'aura plus tout à fait son allure habituelle. Explications.

Pourquoi ce changement de philosophie ?

Dans la tradition française, il fait partie des moeurs de construire des équipes « moitié-moitié ». D'un côté, deux forts joueurs de simple ; de l'autre, une équipe de double rodée. Bien sûr, les frontières n'ont pas toujours été aussi étanches que ça, mais la philosophie, elle, était bien enracinée. Là, il y a rupture. Le double Benneteau-Llodra a été séparé. Peut-être que leur vilain triplé sur terre battue (Autriche, USA et Argentine) a pesé dans la décision, ce qui ne serait pas illogique. Au Vendéspace de Mouilleron-le- Captif naîtra donc un double tout neuf. À côté de ça, en prenant à la fois Tsonga, Gasquet, Monfils et Simon, le capitaine a bétonné ses options pour les simples. La transition accélérée entre le dur australien et la terre vendéenne, le jet-lag, les raisons ne manquent pas. À moins qu'il ne soit trop tentant de prendre ces quatre-là du moment qu'ils sont valides (c'était arrivé en Allemagne, en 2011). Il peut aussi lui avoir traversé l'esprit que Richard Gasquet — même s'il a décrété l'année 2014 année de la Coupe Davis — pouvait parfois partir en marche arrière…

Est-ce le bon moment pour relancer Monfils ?

Pas blessé, de retour à un bon niveau, « terrien » plus que compétent, Monfils réunit tous les critères. Pourtant, quand on lui parle de la possibilité de jouer contre l'Australie, il freine sec. « Si on m'appelle, je serai au taquet. Mais là, je ne me sens pas légitime, disait-il samedi soir. Jo a fait demi-finale à Roland, Richard est top 10 et moi, je sens que je dois encore gagner des matches, retrouver un classement potable (il est 32e). Faut que je me repositionne. Là, je suis un peu dehors. […] Y a un nouveau staff aussi, y a de l'inconnu pour moi. Moi, je lutte contre Hewitt (2-2), et puis la terre battue indoor, c'est spécial. […] Je trouverais un peu trop facile, voire pas fair, de me remettre là-dedans tout de suite. Pour une fois, je parle un peu comme un ancien : on a deux joueurs solides devant, je pense que c'est à eux de tenir leur rang. » Même si c'est sûrement une façon de se protéger, ce discours, que Clément a entendu bille à bille dimanche à Melbourne, peut quand même dérouter. Derrière Tsonga, Monfils est celui qui a donné, en simple, le plus de gages de fiabilité ces dernières années (il avait apporté quatre points sur la route de la finale en 2010). Mais il n'a plus livré de match à enjeu depuis le quart de finale à Stuttgart en 2011.

Est-ce fini pour Llodra ?

C'est en tout cas un geste fort que de ne pas retenir « Monsieur Double ». Associé à Benneteau, Tsonga, Clément, Gasquet, Grosjean, Escudé ou Santoro, l'incontournable pilier n'avait pas manqué une rencontre depuis… 2003 et le quart de finale face à la Suisse. Vingt-quatre sélections consécutives ! À trente-trois ans, le Parisien, qui tient énormément à une compétition qui a boosté sa reconnaissance dans l'Hexagone, avait décrété « vouloir gagner la Coupe Davis pour (sa) dernière année sur le circuit ». C'était une manière de mettre la pression sur Arnaud Clément. Sur cette question, on attendait d'ailleurs avec impatience le positionnement du capitaine, un très proche de Llodra. Pouvait-il succomber au piège des sentiments ? Ou considérer plus froidement le cas d'un joueur déclinant, blessé au coude ces dernières semaines ? Arrivé guéri en Australie, Llodra avait prouvé qu'il s'était au moins donné à fond dans la rééducation. Mais ça n'a pas suffi.

Simon est-il toujours crédible ?

Gilles Simon traîne comme un boulet cette horrible statistique d'une victoire en neuf simples en Coupe Davis, une compétition qu'il n'a clairement pas encore domptée. Il a quitté cet Open d'Australie encore touché au pied après une réhabilitation quasi miraculeuse. Et son entraîneur Jan de Witt avait clairement demandé à Clément de ne pas le sélectionner, afin qu'il se ménage une semaine de repos avant de se rebâtir plus tranquillement. Mais Clément n'a tenu compte ni du précédent argentin (ah, les moches défaites face à Monaco et Berlocq…) ni de la suggestion du coach allemand. Ça indique clairement qu'il a été rassuré par ce qu'il a vu ici dans la volonté de Simon de changer quelques éléments de son jeu.
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