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Thread: Davis Cup 2013
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Old 02-03-2013, 09:25 AM   #32
country flag soulage
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Default Re: Davis Cup 2013

Good article about the team spirit in l'equipe. It explains the importance of the olympic games for them. The way Bennet talks about Richard in London is quite funny.

Quote:
Faire vivre « l’effet London » !

Pour Julien Benneteau, intarissable, pas de doute : l’aventure des JO a créé un vrai esprit au sein de l’équipe qui ne rêve plus que d’une chose : gagner la Coupe Davis.

Pour la première fois depuis les Jeux Olympiques de Londres, Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Michaël Llodra étaient réunis sous le drapeau français. Et si ce n’était pas un hasard de voir ces quatre-là sélectionnés pour la première du capitaine Clément ? À Wimbledon, Jo et « Mika » avaient ramené la médaille d’argent, tandis que Richard et « Bennet » s’étaient parés de bronze au cours d’une aventure qui les aura tous unis. Ce week-end, si la France a gagné cliniquement face aux Israéliens, elle a aussi perpétué « l’effet London ».


LES JEUX, j’en ai des frissons rien que d’en parler. Quand on est arrivés au village olympique, on était comme des enfants dans un magasin de jouets. C’était dingue. Puis est arrivée la cérémonie d’ouverture, où on s’est pris encore plus en pleine figure ce truc de fou. Intérieurement, on s’est chacun dit que ramener une médaille, ça allait être énorme ! Puis, le tournoi arrive. Ça monte en puissance petit à petit. L’ombre et la lumière à 20 h 30 sur le court d’en bas pour battre Fleming et Hutchins, la victoire face à Bhupathi et Bopanna alors que je peux à peine marcher… Richard et Jo partagent la même maison dans le village de Wimbledon, je suis avec Mika dans une autre. Et, dans ces maisons, tu rentres le soir, ça gagne, il y a un esprit, une dynamique. Le vendredi, on vient de perdre face aux Bryan en demi-finales. Avec Richard, on est chacun dans notre salon à regarder Mika et Jo face à Ferrer et Lopez dans l’autre demi-finale, chacun à stresser, à s’envoyer des messages du genre : “ Ça y est, ils sont en perdition, ils ne se parlent plus. ” L’angoisse, c’est qu’ils perdent et qu’on se rencontre pour la médaille de bronze (ils finiront par gagner 18-16 au 3e set). C’est vraiment à partir de là qu’un truc s’est créé.

« QUELQUE CHOSE S’EST PASSÉ ENTRE RICHARD ET MOI »

Le samedi matin à l’échauffement, avant le match pour le bronze face à Ferrer et Lopez, Richard me dit avec son humour et son franc-parler (avec l’accent) : “ Il faut pas le perdre celui-là. La place du con, ça peut faire mal, putain…” Et là, à partir de ce moment, jusqu’au début du deuxième set, je ne le lâche pas. Je lui dis : “ Écoute, on est plus forts qu’eux, on est plus forts que Jo et Micka en retour, on va leur poser plus de problèmes. C’est pour nous, il ne peut rien nous arriver. ” Le paroxysme, c’est à 6-5 pour nous au premier set, alors que Richard vient de faire un mauvais jeu de service (ils étaient menés 15-40). Au changement de côté, il me dit : “ Ju, je te le promets, je ne t’en ferai plus, des jeux comme ça. ” Et moi : “ Je sais. De nous quatre, c’est toi le plus fort. Et c’est toi qui vas nous faire gagner cette médaille. C’est comme ça. ” Et dans le tie-break, on ne l’avait jamais vu comme ça, Richard ! Partir comme ça en courant après son smash de revers-passing sur la balle de set… Quelque chose s’est passé entre Richard et moi. Après, le fait d’avoir été tous les quatre sur le podium, d’avoir fait le tour d’honneur du Central de Wimbledon, d’être arrivés ensemble au Club France, puis déchirés le lendemain à la gare, bien sûr, que ça lie. C’est obligé qu’un truc se crée. Concernant Richard, quand on est rentrés hier (vendredi) sur le court pour la cérémonie, il nous a dit son fameux : “ Maintenant, il faut y aller, on n’a plus le choix. ” Et j’ai répondu : “ On est quand même beaucoup mieux que le matin de notre match pour la troisième place à Londres !” Et lui : “ Putain, t’as raison, Bennet. ”

« LES GARS, FAITES-MOI UN BABY D’ENFER »

Vendredi, Richard a fait un super match face à Sela, il a joué libéré. Ce sont des petits signes qui ne trompent pas… Je crois qu’il est mûr pour faire un très gros match contre un très gros joueur en Coupe Davis. On aura besoin de ça si on veut la gagner. Je pense que ce qui est arrivé aux Jeux nous soude, tous les quatre. Mais sans jamais exclure ceux qui n’y étaient pas, comme on l’a vu ce week-end avec Jérémy, dont le comportement a été fabuleux. De toute façon, on va avoir besoin de lui, de Gaël, de Gilles…

Mais fêter la médaille tous ensemble à Londres, ça a peut-être été une prise de conscience. Du genre : ouuuah, la Coupe Davis, si on la gagne, ce sera pareil ! Voire plus fort si la finale est en France. Et ça peut nous aider à la gagner… Le socle commun ramené des Jeux nous aide forcément, même inconsciemment. Tenez, dans notre salle de vie, à Rouen, on a un baby-foot. Normalement, ça se joue à un contre un, ou à deux contre deux. Nous, on est des débiles : on joue maintenant à quatre contre quatre ! Chacun a une main sur une poignée. Et il n’y a qu’une seule règle : tout est permis ! Les premiers à dix ont gagné. Dès qu’il y a un but de marqué, ça chambre et on se met en cercle pour célébrer le but. C’est exceptionnel ! La preuve ? Hier soir, au dîner, Arnaud fait son discours : “ Avant le baby, voilà ce que j’ai à vous dire…” Il parle. Et il conclut : “ Allez les gars, maintenant, faites-moi un baby d’enfer !”

« LE PETIT DÉJ, C’ÉTAIT 8 H 15, POINT BARRE »

L’arrivée de « la Clé » est aussi un plus. On est de la même génération. Il nous connaît en tant que joueurs, en tant qu’hommes. Dans sa « méthode », honnêtement, il n’y a rien de révolutionnaire. Là, sur cette rencontre, à la différence de Guy (Forget), il nous a dit assez tôt qui allait jouer. Mais rien ne prouve qu’il fera la même chose la prochaine fois. Après, peut-être qu’Arnaud parvient plus facilement à camoufler son stress. Parce qu’il y a cette proximité de génération. Cette semaine, il a réussi naturellement à instaurer cette barrière qu’il doit y avoir entre le capitaine et les joueurs. En revanche, sur certaines journées, il peut être vachement strict. Il y a eu un jour où le petit déj, c’était 8 h 15, point barre. Pas entre 8 h 15 et 8 h45. Eh bien, on était tous là à 8 h 15… Il n’a même pas eu besoin d’élever la voix. Ça s’est fait tout naturellement. Arnaud, il peut être dur. Si un truc ne lui plaît pas, il peut se fermer et il ne va pas se gêner pour le dire. Avec tout le monde. Mais une fois qu’il l’a dit, hop !, on repart sur autre chose. Il peut imposer quelque chose, mais toujours avec naturel.
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