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Old 01-30-2013, 07:11 AM   #721
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« Tu peux croire à l’impossible »

ARNAUD CLÉMENT, tout jeune capitaine de l’équipe de France qui affronte Israël à Rouen pour le compte du premier tour, à partir de vendredi, résume ainsi sa passion pour la Coupe Davis.

Peu de choses ont fondamentalement changé dans le fonctionnement de l’équipe de France depuis que Guy Forget a laissé sa chaise de capitaine à Arnaud Clément. « Pas de modification considérable, confirme, goguenard, Michaël Llodra. Ah si ! Désormais, on est obligés de manger des graines ou des raisins d’Ouzbekistan au petit déjeuner. » Pour le reste, Clément croit aux mêmes vertus que son prédécesseur : travail, sérieux et dynamique de groupe. Lui aussi mouille le maillot, comme hier, à Rouen, lors d’un échauffement « volley-ball » en configuration tennis. Mais si les leitmotivs restent peu ou prou les mêmes, les mots, eux, n’appartiennent qu’à lui. Tour d’horizon à J – 2 de sa première journée sur la chaise.
ROUEN

de notre envoyé spécial

« LE CAPITAINE CLÉMENT est-il prêt pour ce premier tour ?

– Sincèrement, je pense que oui. Après, je vais me retrouver dans des situations que je n’ai jamais rencontrées. J’en ai déjà vécu certaines, comme composer mon staff ou bâtir ma première sélection. Après, me retrouver sur la chaise, parler au joueur aux changements de côté, trouver les mots quand ça va mal, là je suis encore dans l’inconnu. Mais si le boulot a été fait avant, il n’y a pas de raison que ça se passe mal.

– C’est quoi, “le boulot avant” ?

– Bien connaître les mecs, avoir beaucoup parlé avec leur coach, bien connaître les mots ou les phrases qui les toucheront… On ne peut pas arriver et dire : “On va voir comment ça se passe”. Mais j’ai eu une situation confortable : j’ai été nommé longtemps à l’avance (en juin) et j’ai eu le temps de bosser. J’étais à Wimbledon, à l’US, à Bercy, à Melbourne, ça fait beaucoup de semaines au contact des joueurs et des entraîneurs.

– Il vous fait peur, ce premier tour ?

– Franchement, non. Mais ça n’a pas de rapport avec l’adversaire. C’est parce que je suis rassuré par toutes les discussions que j’ai eues avec les joueurs.

– Aux changements de côté, vous serez plutôt Forget ou plutôt Tarpischev ? (*)

– Je ne peux donner une réponse tranchée. Ça dépendra du joueur. J’ai déjà pris des infos. J’étudierai la sensibilité du mec, ce qu’il aime ou pas qu’on lui dise, etc. Mais j’ai déjà beaucoup observé comment agissent leurs entraîneurs avec eux. Certains communiquent beaucoup, d’autres moins. Les mots qu’ils emploient, aussi, sont très importants. Il ne faut pas non plus oublier les yeux. Dans des moments comme ça, beaucoup de regards sont échangés, et ils sont tout aussi importants que les mots.

– Rassurer le joueur sur sa chaise, c’est ça le plus important ?

– Ça compte énormément. Parfois, on s’accroche à un schéma de jeu mais il ne marche pas tout de suite. Mais il paiera plus tard. C’est là que c’est primordial d’avoir un capitaine qui te parle et te conforte.

– Vous l’avez vécu comme joueur ?

– Bien sûr. Notamment contre Roddick, en demies à Roland, en 2002. Au début, j’étais tellement tendu que j’étais dominé. Mais Guy a martelé son discours sur le choix tactique. Il voyait bien que rien ne sortait de ma raquette mais que c’était uniquement une question de nervosité. Après, le match a basculé… Mais c’est dans des moments comme ça que la qualité de la relation capitaine-joueur est primordiale.

– Il existe deux types de capitaines : ceux qui disent très tôt à leurs joueurs qui va jouer, pour qu’ils se préparent en toute connaissance de cause. Et ceux (comme l’était Forget) qui les maintiennent sous pression jusqu’au mercredi soir. Quel capitaine serez-vous ?

– Je n’ai pas de plan préétabli. Je ferai au cas par cas. Si là, la sélection est très claire dans ma tête, je le dirai tout de suite aux joueurs. Sinon, j’attendrai. Ce qui est certain, en revanche, c’est que je partirai chaque fois avec cinq joueurs. Comme pour ce premier tour.

– Justement, Jérémy Chardy peut-il se retrouver ce week-end dans les quatre ?

– Je pars avec cinq joueurs sur la même ligne d’égalité. Oui, Jérémy peut être dans les quatre.

– Ce que vous avez vu en Australie vous rend optimiste ?

– J’ai une chance incroyable, celle de pouvoir me poser des questions de sélection. Quand on voit que je ne retiens pas dans les cinq un joueur de la qualité de Gilles Simon, qui est 15e mondial, ça veut tout dire. Après, ça s’explique : Gilles a des douleurs un peu partout et je n’ai pas envie qu’il se pète. Pas envie de prendre un risque pour lui et pour l’équipe.

– Que pensez-vous de l’équipe d’Israël ?

– Je connais très bien Dudi Sela, que j’ai affronté l’an dernier, et leur double, que je connais aussi par cœur. Avec “Mika”, on avait perdu contre eux en finale de l’Open d’Australie 2008. Je suis donc allé voir Weintraub, qui a battu deux Japonais du top 100, l’an dernier, dans le match de barrages. À Melbourne, il s’est qualifié, il a passé un tour. Il est très solide. Avec lui, il n’y aura pas de surprise : pas d’arme majeure, pas de faiblesse. Contre Israël, sur le papier, y a pas match. Mais les matches, on ne les gagne pas sur le papier.

– Avez-vous échangé avec Amélie Mauresmo sur votre premier capitanat ?

– Un peu. On a vécu les mêmes trucs, notamment créer notre staff. On ne s’est pas vraiment donné des conseils, on a plus partagé notre expérience. Et on a plus de points communs que de différences.

– Lesquels ?

– Je suis fier de ma carrière mais elle est incomparable avec celle d’Amélie. Je trouve qu’elle aborde son job avec énormément d’humilité. Elle n’arrive pas en disant : “Poussez-vous, je suis Amélie Mauresmo !” Il y a beaucoup de réflexion chez elle pour être la meilleure possible. Pour être numéro 1 mondiale, il faut un degré d’exigence énorme. Elle l’a gardé comme capitaine. Sans me comparer à elle, j’ai la même démarche.

– Quelle relation entretenez-vous avec la Coupe Davis ?

– Je n’ai jamais fait partie des équipes de France de jeunes. Ce qui a été primordial en Davis, c’est la manière dont j’ai été mis en confiance. La première fois, j’avais été invité par Éric Deblicker. J’étais juste là en observateur. C’était à Nîmes, en avril 1999, pour la rencontre contre les Pays-Bas. La veille, j’avais eu mon permis moto. Donc, j’y étais allé en moto ! Après, j’étais cinquième pour la demie contre le Brésil. Ensuite, j’avais passé un ou deux jours à Nice pour la finale. Deux mois plus tard, j’étais dans l’équipe pour le premier tour au Brésil et je jouais mon premier match, pour du beurre. Ma première vraie sélection, c’est la Belgique, en 2001, juste après ma finale à l’Australian. En fait, j’ai été intégré progressivement.

– Mais ça a été un coup de foudre ?

– Tout de suite, ç’a été une passion. La Davis, c’est envoûtant. C’est électrique. J’ai toujours eu le sentiment de jouer pour mon pays. Et ça décuple tout ce que tu peux ressentir, en négatif et en positif. Après certaines défaites, j’ai vécu les moments les plus dures de ma carrière. Rien n’est pire que de perdre le troisième point, celui qui scelle la défaite. Ça m’est arrivé, contre l’Espagne, en 2004.

– Oui, mais c’était Nadal en face !

– Sauf qu’à l’époque, il n’avait pas encore gagné Roland. Bon, évidemment, après, on a vu qu’il n’était pas mauvais sur terre… (Rire.) Mais sur le coup, la défaite est très dure à vivre. C’est même encore assez frais dans ma mémoire… Les sensations d’impuissance sur le court, je les ressens encore. Je me souviens exactement de ce que me disait Guy, à 6-4, 6-1, 5-0 contre moi : “Écoute, Arnaud, là, tu vas commencer un travail de fourmi !” Et moi, eh bien, j’y ai cru ! J’ai gagné les deux jeux suivants, on croyait vraiment qu’on allait revenir ! En fait, c’est ça, la Coupe Davis : tu peux croire à l’impossible. Quand t’es joueur de tennis, y a rien de plus “kiffant” que la Coupe Davis.

– Même une finale de Grand Chelem ?

– Pour moi, c’est incomparable. En plus, quand je fais finale (Australie 2001), je bats “Séb” (Grosjean) en demies. Ça ne peut pas être un sentiment de joie pure. C’est forcément mitigé… Je trouve qu’en France, c’est spécial : on vit vraiment avec cet héritage des Mousquetaires. On sait pourquoi on joue. Chaque mec en France sait que la Coupe Davis est plus grande que lui.

– 1991, premier capitanat de Noah, finale ; 1999, premier capitanat de Forget, finale. Vous y pensez ?

– Je ne suis pas du tout superstitieux. Pour moi, ça ne compte pas. Mais alors pas du tout ! Ce qui compte, c’est la volonté commune de gagner. Le reste, hein… »

VINCENT COGNET

(*) Shamil Tarpischev, emblématique capitaine de l’équipe russe de Coupe Davis aujourd’hui président de sa fédération, était connu – contrairement à Guy Forget – pour être un taiseux-autoritaire.

And an interview made some weeks ago in a local magazine http://www.calameo.com/read/00003608386d22775f3a5


and an interview made some weeks ago by a local magazine http://www.calameo.com/read/00003608386d22775f3a5

Last edited by soulage : 01-30-2013 at 08:20 AM.
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