MensTennisForums.com - View Single Post - Gael Monfils - Stockholm

View Single Post

Old 10-19-2012, 07:55 AM   #81
country flag soulage
Registered User
 
soulage's Avatar
 
Join Date: Feb 2008
Posts: 4,725
soulage has a reputation beyond reputesoulage has a reputation beyond reputesoulage has a reputation beyond reputesoulage has a reputation beyond reputesoulage has a reputation beyond reputesoulage has a reputation beyond reputesoulage has a reputation beyond reputesoulage has a reputation beyond reputesoulage has a reputation beyond reputesoulage has a reputation beyond reputesoulage has a reputation beyond repute
Default Re: Gael Monfils - Stockholm

The problem with Gael is that between the right and the wrong option he goes often for the wrong one. Use google to translate his interview to l'equipe

Quote:
« J’en ai marre de bricoler ! »

GAËL MONFILS ne jouera ni à Valence ni à Bercy. Pour lui, c’est un soulagement d’en finir avec cette saison pourrie.

Quand il se retournera sur 2012, année de la lose, Gaël Monfils se souviendra-t-il qu’elle avait bougrement bien commencé, par une bonne fessée sur le valseur de m’sieur Nadal à Doha, puis par une finale à Montpellier ? On ne parierait rien là-dessus. De cette saison archi-faisandée resteront plutôt en mémoire les quatre mois au garage à soigner sa rotule bipartite (de mai à octobre), suivis d’une brève rémission (demies à Metz, quarts à Bangkok), d’un nouveau stop médical (forfait à Tokyo et à Shanghai) et, enfin, d’une défaite, trop moche pour être vraie, contre le 436e mondial, Patrik Rosenholm, mardi à Stockholm. Fatigué de tout ça, pas encore au niveau, Monfils a décidé de tourner définitivement la page 2012. Hier, au bout du fil, il avait l’air libéré d’un poids.

« FAUT-IL VOIR dans cette décision un nouveau problème avec votre genou droit ?

– Pas du tout. À mon retour d’Asie, j’ai passé des examens qui m’ont rassuré. Dans ma tête, c’était le bonheur. Le genou va dix fois mieux. Il me reste juste des appréhensions sur certaines courses ou certains blocages. Si j’arrête, c’est parce que je ne suis pas prêt tennistiquement. Tout le temps que j’ai passé à rééduquer mon genou est du temps que je n’ai pas passé sur le court. Du coup, à Stockholm, j’ai bricolé. Et j’en ai marre de bricoler. J’ai trop envie de revenir fort pour accepter de faire de la merde. Je ne veux pas revenir pour un ou deux matches. Je veux revenir pour gagner.

– Justement, pour votre reprise, à Metz, après quatre mois d’arrêt, c’était plutôt bon...

– Oui mais à Metz, j’étais préparé à bien jouer. Là, non. J’ai eu cette alerte en Asie qui m’a empêché de bosser comme il faut pour Stockholm. Je manquais d’heures sur le terrain, je n’avais pas couru assez. Je pensais que... mais j’ai pris la réalité dans la face. Et puis, il y a cette histoire de points au classement qui m’a angoissé. Avec tous mes forfaits cette saison, je vais me traîner des zéros pendant un an. Ce système est relou et très injuste (*).

– Connaissiez-vous ce règlement ?

– Non, mais je ne suis pas sûr que beaucoup connaissent toutes les subtilités du système. Si tu es blessé plus de trente jours, on ne te sanctionne pas d’un zéro si tu renonces à un tournoi obligatoire. Sinon, si tu déclares forfait au dernier moment, t’es coincé. Faut imaginer le truc : je suis à Tokyo, j’ai mal au genou et je préfère renoncer. Pour pas qu’on me colle un zéro, il aurait mieux valu que j’aille sur le court faire un jeu et abandonner. Et donc ne pas donner sa chance au lucky-loser, tout en couillonnant le public en le privant d’un vrai match. Ce n’est pas ma vision des choses. Moi, je suis “équipe”. Les gars qui sont lucky-losers, c’est mes collègues, mes potes. Je ne peux pas leur faire ça.

– Avec tous ces zéros, vous allez descendre autour de la 70e place lundi. Et ça va être dur de remonter...

– Ça va être extrêmement dur mais c’est le genre de défi que j’aime. Ça va être bon, ça ! À moi de ne pas être trop gourmand en voulant aller trop vite. À moi de bien choisir mes tournois. Même 90e, le Monfils, ça sera pas un cadeau pour les autres gars au premier tour.

« On m’a donné une pièce de viande et moi j’en voulais une autre et une autre encore »

– Est-ce qu’une intervention chirurgicale est tout à fait exclue ?

– Ce n’est même pas un sujet de conversation. Je vais bien sûr continuer à voir un ou deux docteurs spécialisés, continuer mes soins mais c’est tout. Je vous le redis : mon genou va beaucoup mieux.

– Et votre moral, il va comment ? On a parlé de dépression...

– Dépression ? Non ! Mais frustration, ça oui ! Une terrible frustration de ne pas jouer, de ne pas courir... Je n’ai pas non plus eu peur de ne plus pouvoir rejouer comme avant. Je ne suis pas vieux (26 ans) et j’ai toujours faim. Mais heureusement que j’avais Patrick (Chamagne), Franck (Lafuma) et Nico (Lemperin) autour de moi. Là, on ne parle pas du coach, du kiné et de l’agent. On est dans l’humain. Sans eux, oui, j’aurais pu tomber en déprime et me laisser aller. Je veux leur dire merci.

– Votre père disait hier dans Le Parisien que vous n’êtes pas le genre de gamin qui pleure quand il a mal...

– Exact ! Je ne commence à me plaindre que quand je suis déjà mort (rire).

– Patrick Chamagne a avoué que c’était une erreur d’avoir autant chargé votre programme de reprise à partir de Metz...

– (Il coupe.) Il ne faut pas qu’il se mette la faute sur lui. C’était notre décision. Je ne dis pas que c’était la bonne mais il faut se mettre à ma place. Après quatre mois d’arrêt, j’étais comme un lion en cage. On m’a donné une pièce de viande (Metz) et moi j’en voulais une autre (Bangkok) et une autre encore... C’est comme un gosse : tu lui donnes son hochet, il a envie de le secouer, pas de le regarder.

– Faites-vous toujours autant confiance à Chamagne comme coach ?

– Faut arrêter avec ces conneries. “Pat” est un super entraîneur. Il a la même vision que moi de mon jeu, il sait me rentrer dedans, donc je continue avec lui. N’oubliez pas qu’avec lui j’ai gagné Stockholm, atteint la finale à Washington, Doha et Montpellier.

– On a l’impression que tourner la page de cette saison vous soulage. C’est ça ?

– Aujourd’hui, c’est le premier jour depuis des mois et des mois où je peux dire ouf. C’est comme si on m’avait enlevé un poids de vingt kilos sur chaque épaule. Voilà, c’est fini 2012 ! C’était chaotique, dur, mais c’est fini. Je vais pouvoir évacuer toutes les ondes négatives de cette année, tout le stress. J’ai envie de dire : 2013, c’est à nous ! Il est là le Gaël, il est là ! (Rire.) J’ai jusqu’en janvier pour blinder mon genou, me préparer à fond et effacer cette sale saison.

– Qu’allez-vous faire ces prochaines semaines ?

– Quinze jours de repos pour me vider la tête et puis après, au boulot ! »

FRÉDÉRIC BERNÈS
(*) Nicolas Lemperin, l’agent de Monfils, a formulé une requête auprès de l’ATP pour essayer de décaler dans le temps certains zéros au classement. Exemple : celui récolté à Tokyo 2012 ne sera effacé qu’à Tokyo 2013, sauf si on le remplace par un zéro à Memphis, autre ATP 500, mais qui se déroule, lui, en février. À suivre...
soulage is offline View My Blog!   Reply With Quote