"Tribute to an outstanding young man" [Archive] - MensTennisForums.com

"Tribute to an outstanding young man"

Truc
07-25-2009, 11:10 AM
I made two weeks ago for Adam a "translation" of the portrait Mathieu was going to publish on his future website. It's just a rough translation, but I thought I would post it here too, in case anybody else is interested. (I would be very grateful if somebody has time to correct the biggest mistakes in English, as usual.)

The French text itself was still a rough draft, with some repetitions - maybe he would have scratched the weird sentence about the people in the US too! But there are some very nice parts.

http://mathieumontcourt.net/

Ce texte, réalisé dans le cadre d’une interview entre Mathieu Montcourt et notre journaliste, a été rédigé pour devenir la première publication sur le blog de Mathieu. Mathieu était en train de le valider…

Hommage à un jeune homme hors du commun.

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Le tennis et moi

Le tennis et moi, c’est une histoire de famille : mon grand-père était licencié et mon père a donné des cours au Club d’US Ivry avant d’en devenir le président. Je suis donc tombé dans la marmite quand j’étais tout petit : à 3-4 ans, j’avais une raquette dans les mains et tapais mes premières balles. Je me souviens que très vite j’ai adoré ça et que j’avais du mal à quitter le terrain. Finalement, je ne l’ai pas quitté !
A 7 ans j’ai été détecté par la Ligue du Val de Marne. Eric Capitini est devenu mon entraîneur. Quand on lui a proposé un poste au Club de tennis de Maison-Alfort, je l’ai suivi. J’y suis resté 5 ans et j’y ai rencontré mon compagnon de jeu et meilleur ami Matthieu Leboucher.
A partir de la 5e, j’ai été scolarisé au Collège Jean de la Fontaine en face de Roland Garros. Tout comme mes camarades de classe tennismen, musiciens, danseurs, etc, j’ai profité des horaires aménagés : le matin je suivais les cours et l’après-midi je m’entraînais. Je n’étais pas encore prêt à quitter ma famille et rentrer au Pôle France…
A 15 ans, j’ai intégré le Pôle France de l’INSEP (l’Institut National des Sports et de l’Éducation Physique), où j’ai rencontré « tous les grands » du tennis : Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon avec qui j’ai partagé ma chambre pendant deux et trois ans, ainsi que Gaël Monfils… J’ai aussi commencé les tournois, en France comme en Europe.
A 18 ans, j’ai choisi de me lancer complètement dans le tennis. J’ai arrêté mes études en terminale ES -sans avoir mon BAC- et j’ai sacrifié ma passion pour le handball. J’ai alors suivi le cursus fédéral à Roland Garos de 2003 à aujourd’hui.
De 2004 à 2007, j’ai été licencié du Racing Club de France, devenu aujourd’hui le Lagardère Paris Racing. Mais rester dans le cursus fédéral et dans un club privé était incompatible, je suis donc parti pour le Club Primerose à Bordeaux, qui était intéressé par mon profil.
Je parle de mon jeu
Je suis ce qu’on appelle un joueur régulier, constant, avec un physique très endurant. Mais je n’ai pas un « gros coup », un “point fort de fou” qui crée la différence sur le terrain. En fait, mon point fort, c’est que je n’ai pas de point faible et mon point faible c’est que je n’ai pas de point fort.
Il me manque une force mentale que je n’ai pas encore. Je me remets beaucoup en question et je traverse constamment des périodes de doute et de confiance en moi. Peut-être parce que je suis très perfectionniste ou que je n’ai pas un ego surdimensionné. Quand j’enchaîne les défaites, je perds confiance et mon jeu s’en ressent.
Je suis de la même génération que de grands champions, comme Tsonga, Monfils, etc. Je ne me compare pas à eux, à leur jeu, je ne suis pas envieux. Au contraire, leur carrière me motive, je me dis que moi aussi je peux y arriver, que je vais y arriver. J’ai des compétences, des talents, je travaille, surtout mon mental. C’est là où j’ai la plus grande marge de progression pour devenir un véritable champion !
Le tennis et moi
Etre tennisman n’est pas rose tous les jours. Il y a beaucoup de sacrifices et de déceptions dans le monde du tennis. C’est un sport individuel où les rivalités sont exacerbées, il faut apprendre à se méfier des gens. Heureusement, j’ai développé des amitiés très fortes avec quelques joueurs en qui j’ai entière confiance.
J’ai connu et je connais des coups durs. On se demande parfois si ça vaut le coup d’avoir cette vie là, de courir les tournois à gauche à droite, de peu voir sa famille ou ses amis. Mais jamais je n’ai pensé à arrêter. A vrai dire, ça ne m’a même pas effleuré l’esprit. J’aime beaucoup trop le tennis : j’adore ça, je suis un véritable fan ! Ce que j’aime par-dessus tout, c’est la sensation qu’on éprouve à la victoire, c’est ça qui me rend le plus heureux.
J’ai aussi de très jolis souvenirs dans le tennis. Les meilleurs pour moi ? Ce que j’ai partagé avec des amis. Je pense au Championnat de France par équipe à Blois où avec mon meilleur ami Matthieu Leboucher, nous avons décroché deux années d’affilée un podium : la 3e place en 1196 et la 2e en 1996. Il y a aussi le Championnat de France par équipe avec le club de Bordeaux : c’était intense et ça avait du sens de partager la victoire avec mes équipiers.
Mes passions pour le sport, l’art, les voyages…
Il n’y a pas que le tennis dans ma vie : il y aussi le sport en général, l’art, les voyages… Le sport, comme le tennis, je suis tombé dedans quand j’étais tout petit. Mon grand-père était professeur de judo et 3e Dan, il m’emmenait voir des tournois, j’ai vraiment baigné dans cette culture là. Je suis aussi un grand fan de handball : pendant 4 ans, j’ai joué à l’IS Ivry Handball qui est un des meilleurs club, avant de choisir le tennis. J’ai aussi pratiqué le football quelques années et aujourd’hui je joue encore de temps en temps avec des amis.
Si j’ai baigné dans le sport du côté de mon père et mon grand-père, j’ai découvert l’art avec ma mère qui peignait énormément quand j’étais enfant. Aujourd’hui, j’ai un petit faible pour l’Art contemporain, le Pop Art et le peintre Lichtenstein mais aussi pour des artistes plus classiques comme Caillebotte… J’essaie toujours d’enrichir et d’approfondir ma culture artistique en lisant (je suis abonné à deux magazines d’art) ou en courant les musées. Mes préférés ? Orsay, Beaubourg ou l’Hermitage à Saint-Petersbourg. J’écoute aussi beaucoup de musique : du rock alternatif ou des artistes du temps de mes grands-parents. Un goût qui date de mon enfance, quand mon grand-père m’emmenait à des tournois de judo et qu’on écoutait en boucle Georges Brassens, Sergi Reggiani ou Léo Ferré. Je suis aussi passionné par la photo et la vidéo et je reviens toujours de mes voyages avec des souvenirs… en images.
J’adore les voyages, découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux pays. Coup de chance : je pars souvent disputer des tournois à l’étranger. Là, j’optimise le plus possible mon temps pour partir, appareil en bandoulière, photographier ou filmer mes coups de cœur touristiques. Je pense à Sydney en Australie : les plages et l’architecture (le Harbour Bridge, l’Opéra…) sont superbes et les gens n’ont pas les mêmes défauts qu’aux US ou à Bangkok en Thaïlande où j’ai eu un vrai coup de foudre pour la culture, les gens, les temples… J’aime garder des traces de mes voyages, me remémorer ces moments quand je rentre à Paris ou les partager avec ma famille et mes amis qui n’ont pas la chance de voyager autant.
Les fans et moi
J’ai pas mal de fans et de sites ou blogs qui me sont consacrés sur la toile. Ca me fait chaud au cœur de savoir que des personnes reconnaissent mon talent et me soutiennent. Comment je l’explique ? Par mon jeu tennistique j’imagine. Les fans de tennis commencent à connaître ma tête, j’ai joué plusieurs fois sur le Central et affronté des joueurs célèbres. Je crois aussi que j’ai un physique, une coupe de cheveux, un style qui peuvent plaire à certaines jeunes filles. Je me rappelle d’une fan qui m’envoyait des lettres anonymes, à mon adresse, mais aussi à celles de mes parents et de mes grands-parents. Elle me suivait et savait tout le temps où j’étais. J’ai fini par rentrer en contact avec elle : elle m’a dit que mariée, elle était tombée sous mon charme et qu’elle avait plein de photos de moi chez elle.
Mes projets pour plus tard…
Tout dépendra de ma carrière : mieux je joue plus les portes seront ouvertes. Mon rêve ? Concilier mes passions pour l’artistique mais aussi la gastronomie. A force de voyager, de manger tous les jours au restaurant et de découvrir des cultures culinaires différentes, ça donne des idées ! J’ai aussi envie de profiter des gens que j’aime, ma famille, mes amis. Mais j’ai encore le temps d’y penser…

Truc
07-25-2009, 11:11 AM
This text, based on an interview with Mathieu Montcourt, was supposed to be the first entry of Mathieu's blog for the website. Mathieu was about to ratify it...

Tribute to an outstanding young man.

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Tennis and me

Tennis has always been part of my family: my grand-father played tennis and my father gave tennis lessons at the club of Ivry before he became its president. I learnt how to play tennis almost as soon as I could walk: I was already holding a tennis racquet at the age of 3 or 4. I remember that I got to love it very quickly and it was hard when I had to leave the court. I never left it, in the end!

When I was 7 years old, the tennis league of the Val-de-Marne noticed me. Eric Capitini became my coach. When he was offered a job at the tennis club of Maison-Alfort, I followed him. I stayed there 5 years and that's where I met my tennis partner and best friend, Matthieu Leboucher.

By the age of 12, I entered the Collège Jean-de-la-Fontaine opposite the Roland-Garros stadium. Like all my classmates, I had a special timetable: classes in the morning, training in our respective disciplines (tennis, music, dance, etc.) in the afternoon. I wasn't ready yet to leave my family to enter the national training system.

I entered the INSEP when I was 15 years old. I met all the "big names" of tennis there: Jo-Wilfried Tsonga and Gilles Simon, whom I shared a room with during 2-3 years, also Gaël Monfils... I started playing tournaments in France and in Europe.

I decided to really go into tennis when I was 18 years old. I left school before taking the "baccalauréat" exam and I gave up on my passion for handball. From then on, I've trained with the French Tennis Association in Roland-Garros.

From 2004 to 2007, I was a member of the Racing Club de France. When it became the Lagardère Paris Racing, it wasn't possible to be part of the FFT and of a private club at the same time, so I joined the club Primrose of Bordeaux which was interested in my profile.

Talking about my game

I am a "consistent player", with a great stamina. But I don't have a "big weapon", a crazily strong shot which would make the difference on the court. Actually, my strong point is that I don't have any weak point and my weak point is that I don't have any strong point.

I'm still lacking mental strength. I question myself a lot and I continually go through periods of self-doubts and lack of confidence. Maybe because I'm a big perfectionist, or because I don't have an oversized ego. When I lose a few matches in a row, my confidence vanishes and it shows in my game.

I belong to the generation of champions like Tsonga, Monfils, etc. I don't compare myself with them and with their game, I'm not envious. On the contrary, their career is a motivation, I say to myself that I can do it too, that I will. I have skills, I have talent, I work a lot, especially on the mental side of the game. That's the area where I can improve the most in order to become a real champion!

Tennis and me

Being a tennis player is no bed of roses every day. There are a lot of sacrifices and disappointments in tennis. It's an individual sport, which heightens rivalries. One has to learn to not trust everybody. Fortunately, I've developed very strong friendships with a few players whom I trust entirely.

I've had and I still have some hard blows in my career. Sometimes you wonder if it's worth having this way of life, always travelling to tournaments, not seeing your family and your friends much. But I've never considered giving up. It hasn't even crossed my mind, actually. I love tennis way too much: I'm crazy about tennis, a real fan! Above all, I love that feeling when you win a match, it gives me the biggest feeling of happiness.

I have some very sweet memories in tennis. The best ones? Those I shared with friends. Like the French team Championships in Blois with my best friend Matthieu Leboucher, we made it to the best 3 twice in a row (3rd and 2nd). Or the team Championships with Bordeaux last year: it was intense and it made sense to share the victory with my teammates.

My passions for sports, art, travel...

Tennis isn't the only thing in my life: there also are sports in general, art, travel... Like tennis, sports have been part of my life since I'm a child. My grand-father was a judo teacher, he took me to tournaments. I really was surrounded by that. I'm a big handball fan too: before I chose tennis, I played 4 years at the IS Ivry club which is one of the best handball clubs. I also played football during a few years and I still play from time to time with friends.

If I was surrounded by sports on my grand-father's and father's side, I discovered art with my mother who used to paint a lot when I was a kid. I have a soft spot for contemporary art, pop art and Liechtenstein, also for more classical painters like Caillebotte... I'm always eager to enrich and deepen my education in arts by reading (I've subscribed to two arts magazines) and going to museums. My favourites? Orsay, Beaubourg, L'Hermitage in St-Petersburg. I also listen to music a lot: alternative rock or French singers from the time of my grand-parents. It comes from my childhood, when my grand-father was taking me to the judo tournaments and we were listening to Georges Brassens, Serge Reggiani or Leo Ferré. I'm also a photography and video fan and I always come back from my travels with memories in pictures.

I love travelling, discovering new cultures, new countries. That's fortunate: I often play abroad. I try to make the most out of my time there to visit, the camera across my shoulder, to take photos, to film the places I love. Like Sydney: the beaches, the architecture (the Harbourg Bridge, the Opera...) are superb and people there don't have the same faults as in the US. Or Bangkok in Thailand, where I really fell in love with the culture, the people, the temples.... I like to keep tracks of my travels and to remember those times when I'm back in Paris, to share them with my family and my friends who are not so lucky and can't travel as much as I do.

The fans and me

I have quite a few fans and websites or blogs about me on the Internet. It's heart-warming to know that some people acknowledge my talent and support me. How do I explain it? Because of my game, I guess. Tennis fans are starting to know me, I played a couple of times on Center courts, against famous players. I guess I also have a look, a haircut, a style which appeal to some girls. I remember a fan who was sending anonymous letters to me, at my place, at the place of my parents, of my grand-parents. She always knew where I was. I eventually got in touch with her: she told me that she was married, she had fallen under my spell and had loads of photos of me at home.

My plans for the future...

It will all depend on my career: the better I play, the more opportunities I'll have. My dream? Conciliate my passions for art and for fine food too. All this travelling around, eating at restaurants, discovering different kinds of food gave me a few ideas! I'd also like to just enjoy being with the people I love, my family, my friends. But I still have time to think about that...

MissChaChaCha
07-25-2009, 02:40 PM
But I still have time to think about that...

When I read this sentence I have tears in one's eyes ...:sad:

Sombrerero loco
07-10-2013, 07:56 PM
its so sad reading this =( i mean, it is so unfair everything ended up like this. hope you are still smiling wherever you are, mat :hug: